Être Bénévole

photo benevolat du centre social saint-roch/l'orme à saint-dié-des-vosgesLe bénévolat associatif

Dans le PAF (Paysage Associatif Français), ce sont plus de 14 millions de personnes qui oeuvrent dans les associations. L’association n’est-elle pas la résultante des initiatives bénévoles ?

Le bénévolat, exercé au sein de l’Association HORIZONS 2000 et du Centre Social Saint-Roch, est un bénévolat altruiste, c’est-à-dire essentiellement tourné vers autrui. Il ne souffre d’aucune inclination au paternalisme, au moralisme ou à l’amateurisme. Il possède, au contraire, un crédit symbolique.

Ce concept de bénévolat est associé au dévouement, à la disponibilité, à la fertilité de la sagesse et de l’expérience des femmes et des hommes qui s’en acquittent.

Il est animé par la volonté libre de s’engager. Cet engagement répond à une pluralité de motivations, même si elles n’ont pas toutes la même force d’incitation.

Cette diversité s’exprime au travers de la différence d’intensité et de fréquence des pratiques dont le spectre s’étend d’une participation à quasi plein temps à un service très ponctuel, une fois dans l’année.

Le bénévolat ne tolère aucune contrepartie monétaire.

Le bénévolat est un don de soi, gratuit, né d’une volonté libre.

visuel benevoles du centre social saint-roch/l'orme à saint-dié-des-vosges

Le bénévole

Bénévole : de «bene» bien et «volo» je veux. Le bénévole est «bienveillant». (Le Robert)

Marie Thérèse CHENOUTRE, dans le Rapport au Conseil Economique et Social sur l’essor et l’avenir du bénévolat, facteur d’une amélioration de la qualité de la vie, définit ainsi le bénévole :

« le bénévole c’est celui qui s’engage librement pour mener à bien une action en direction d’autrui, action non salariée, non soumise à l’obligation de la loi, en dehors de son temps professionnel et familial »

Les motivations des bénévoles diffèrent d’un domaine associatif à un autre.

L’hétérogénéité des motivations et la fréquente pluralité des mobiles chez une personne, rendent délicate la représentation empirique de modèles. Ces derniers reposent sur une unicité d’intentions. La dimension relationnelle, le désir de concourir à un service, un soutien, la résolution à être acteur de régénération, initiateur de projets, sont primordiaux pour les bénévoles.

photo benevoles du centre social saint-roch/l'orme à saint-dié-des-vosges Un bénévole témoigne

La loi, ne fixant pas le bénévolat, c’est cette ductilité qui a été le moteur de mon engagement, de mon choix volontaire, de ma philanthropie.

La philanthropie est une doctrine humaniste qui implique l’amour des Hommes, la sympathie, la compassion, le don, l’engagement personnel.

Au-delà de ma retraite, j’ai souhaité faire don de temps, d’expérience, de fraternité, au sein de l’activité FLI (Français Langue d’Intégration), rejoignant ainsi ce que le philosophe LEIBNIZ exprimait dans les Passions de l’âme (III art 253) : « pourvu qu’il se fasse quelque chose de conséquent, je suis indifférent que cela se fasse en Allemagne ou en France car je souhaite le bien du genre humain ».

Bénévolat, gratuité : ne peut-on professer à l’aune du Discours de la Méthode de DESCARTES : je donne donc je suis. Le bénévolat me donne d’être, car il n’existe pas d’acte gratuit qui n’engendre, peu ou prou, un profit à son auteur. Nous sommes nés pour apprendre, et le bénévolat me permet de découvrir certains potentiels personnels insoupçonnés, mais aussi de m’enrichir des cultures des apprenants.

La gratuité, au service des apprenants souhaitant parfaire leur maîtrise de la langue française, sans référence à une activité économique, sans référence à un service public, permet de placer chaque personne au centre du projet.

Le bénévolat s’inscrit dans cette réciprocité. Il invite chacune, chacun à dépasser ses intérêts personnels, et s’érige en signe contre certaines formes d’égoïsme.

Claude, le 14 juin 2014.